Retour sur l’idéologie républicaine française.

Publié: 11/11/2010 dans actualitats lengadocianas

L’anniversaire de la mort de De Gaulle est l’occasion de revenir sur l’idéologie républicaine française. Dans ce texte nous ne remettons pas en cause les avancées populaires gagnées par la Révolution Française mais nous allons plutôt mettre en lumière l’essence de l’idéologie républicaine dans l’état Français qui est aujourd’hui un frein à l’émancipation pour laquelle nous nous luttons.

La Veme République découle de trois événements, la Révolution Française, l’Empire et le coup d’état de 1958. La Révolution a fini l’œuvre des rois au niveau du centralisme et de la toute puissance de l’état. C’est aussi la prise du pouvoir politique par la bourgeoisie. L’Empire a accentué le contrôle sur la province avec notamment la création des Préfets, relai suprême du pouvoir parisien sur les départements et les communes. Le coup d’état Gaulliste de 1958 a remis au goût du jour le Bonapartisme avec le chef de l’état comme guide suprême de la République, matiné d’un paternalisme étatique fascisant. En supprimant la proportionnelle aux législatives, il a institué de fait le bipartisme.

Aujourd’hui la physionomie de la République française est profondément marqué par ces traits. Nous le retrouvons au quotidien dans le jacobinisme et l’ultra-centralisme, comme chose normale et louable. Et pourtant le ultra-centralisme est l’apange des dictatures. lire la suite…

Mais aussi dans la confiance aveugle dans le rôle de l’État comme régulateur social bien que Sarkozy est entrain d’attaquer sérieusement cette vision dans la population. Cela se retrouve dans la toute puissance de Paris qui concentre tous les pouvoirs économiques et politiques et qui fait du reste du territoire un arrière pays imposable pour accroitre sa grandeur et son prestige. Aujourd’hui la France c’est Paris et Paris c’est la France. Les gens s’offusque de l’omniprésence présidentielle, mais ils oublient que c’est l’essence même de la constitution et de l’idéologie républicaine. Et cela ne risque pas de changer, car l’état a repris en main la région parisienne avec la création du Grand Paris. La régionalisation ne risque pas d’aller à l’encontre de ce fait car elles n’ont tout simplement pas de moyen financier et reproduisent à petite échelle le schéma de l’État. Les capitale régionales deviennent des trous noirs aux milieu d’un espace déserté, l’Occitanie est à la pointe de ce phénomène. Les projets pharaoniques de LGV ont comme but, mise à part engraisser les actionnaires et PDGs du BTP, une finalisation de cette centralisation. La négation de nos langues et cultures dites régionales va bien entendu dans ce sens. Car la République Française ne peut continuer à exister sous ce schéma là qu’en imposant l’ethnocentrisme culturelle.

Bien d’autres facettes seraient à analyser et décortiquer notamment au niveau de l’éducation, du racisme, de l’impérialisme etc..

Bien que tout cela semble d’une résistance à toutes épreuves, ce bel édifice craque de toute part. Sarkozy et les capitalistes dans leur course effrénée au profit sont obligés de détruire le pacte tacite passé entre la domination et le peuple: Nous le peuple, nous gueulons contre l’État mais sans jamais le remettre en question, tandis que il, l’état, nous assure un minimum de bien être. Le capitalisme dans ses contradictions rompt un équilibre fragile déjà bien attaqué. Avec le désengagement de l’État, par la suppression des services publique mais aussi par la privatisation des industries, il admet de fait son rôle uniquement régalien, c’est à dire réduire à néant par la violence toutes résistances. Si à l’heure d’aujourd’hui les ennemis de l’état, selon MAM, sont « les indépendantistes », « l’ultra gauche » et « les groupes de libération des animaux », c’est bien parce qu’ils n’acceptent plus la soumission à l’État et son rôle de pacificateur/arbitre. Mais peut-on être véritablement révolutionnaire si on ne désire pas la suppression de cet état. L’extrême gauche en acceptant la légitimité étatique ne rompt pas le système, elle le renforce. Le Républicanisme, de droite comme de gauche, n’est que l’expression d’une soumission à l’état capitaliste et d’un nationalisme franchouillard réactionnaire. La folie législative sur l’interdiction d’attaquer les symboles républicain ou le chef de l’état n’est que l’expression de la faillite de leur idéologie et de leur immense faiblesse. La bourgeoisie de gauche comme de droite ne sait plus quoi faire pour faire cohabiter, l’ultra libéralisme avec la soumission à l’État. La glorification de De Gaulle, à gauche comme à droite, est une tentative de réactiver l’image du sauveur mais aussi le souvenir du temps ou tout aller bien. Que restera t’il à la bourgeoisie quand le peuple ne croira plus au mirage de la République pour tous,protectrice des faibles?

 

LIBERTAT dans son projet d’autonomie populaire et de contres pouvoir va dans ce sens de rupture avec la machine infernal qu’est l’état car nous savons que l’État français ne se réforme pas, il sera toujours un frein à notre émancipation.

Nous le disons haut et fort n’entendez plus rien de cette état pourrissant, ne comptez que dans les forces populaires pour commencer à s’organiser et à rompre notre soumission. A l’heure actuelle de nouvelles possibilités immenses s’ouvrent à nous du fait du vide que laisse apparaître le désengagement de l’État; elles sont à saisir, elles sont notre avenir.

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