DETOUR SUR LA SEMAINE

Publié: 25/01/2011 dans actualitats lengadocianas, Libertat

Cette semaine fut riche en expériences, notre présentation de LIBERTAT à Montpelhiér c’est passée dans des conditions fort bonnes. L’accueil fait aux idées de LIBERTAT nous confirme que nous tenons quelque chose de positif dans ce que nous portons. Nous espérons bien évidemment que d’ici peu de temps une nouvelle fleur éclora en Languedoc maritime pour porter la voie de la révolution sociale occitane à travers le peuple. Nous en sommes plus que convaincus LIBERTAT a sa place dans la renaissance du mouvement révolutionnaire, du fait de l’idée pratique que nous portons mais aussi du fait du vide révolutionnaire actuellement. Nous tenons à pleinement remercier les camarades qui ont organisé la rencontre. Nous sommes, bien évidemment, à disposition pour aller où les gens voudrons rencontrer LIBERTAT. Alors n’hésitez pas à nous contacter pour une présentation, nous y viendrons avec joie et motivation.

 

À la suite de Montpelhier nous avions organisé la seconde édition des journées de formation, à Tolosa cette fois-ci. Ce weekend fut encore une fois l’occasion de partager, d’échanger, de découvrir.

Le vendredi fut l’occasion de visionner une vidéo sur l’histoire inconnue de la conquête française de l’Occitanie centrale, puis de

brièvement parler de l’histoire du mouvement Occitan. Le second film nous a amené à la découverte tragique de deux peuples indigènes de Basse-Californie au Mexique voulant intégrer le mouvement Zapatiste. L’extrême situation sociale ne pouvait que nous conforter dans le fait que le capitalisme est un monstre criminel sans nom à détruire. La volonté des indigènes de sauver leur culture en voie d’extermination nous renvoi inévitablement à la situation de la culture Occitane, elle aussi en voit de disparition. Nous ne comprenons pas que tous les défenseurs en Occitanie ou dans l’état français, du Zapatisme ne soit pas des défenseurs acharnés des cultures minorisées. C’est fondamentalement pas comprendre le Zapatisme ou omettre une grande part de leur combat par facilité et conformisme.

Le samedi nous avons engagé une discussion autour de la place de l’humain sur la terre. L’humain ravage durablement la Terre qui ne lui appartient pas et de plus met en danger son existence même. Mais nous avons bien compris que cette question ne peut être séparée du mode social, économique et idéologique capitaliste. Cette discussion fut l’introduction à la présentation du mouvement Végan, luttant pour la libération animale et l’émancipation humaine. Pour beaucoup de camarades ce fut le premier contact avec l’antispécisme (courant de pensée qui supprime les hiérarchies animales). Malgré des prises positions nous confrontant avec nos habitudes alimentaires, qui sont difficiles à bannir, l’exposé a amené un nouveau champ de réflexion dans le mouvement; notamment au niveau de notre consommation de viande et de l’impact sur notre environnement. Pour nous il est évident qu’un mouvement révolutionnaire doit réfléchir à ces questions qui traversent le mouvement ouvrier depuis sa naissance.

Pour la discussion tournant autour de la contre-société nous avions décidé de faire découvrir l’expérience auto-gestionnaire de LIP en 1973-1974. Mouvement symbole qui eut une résonance énorme en son temps et qui a posé et pose de nombreuses questions au mouvement révolutionnaire.

L’expérience LIP fut impulsé par la CFDT (encore révolutionnaire) et par un prêtre ouvrier au position radicale. LIP démontre que le syndicat sur des bases révolutionnaires a une grande importance pour l’impulsion d’une lutte mais que la mise en place d’une assemblée de tous les ouvrierEs est la seule à pouvoir activer véritablement le combat. Car l’assemblée crée par son mode de fonctionnement une prise de conscience collective et individuelle. Elle libère le potentiel créatif de l’humain et rompt les barrières dominatrices imposées par la hiérarchie et la tradition de domination.

Deuxièmement, une lutte telle que LIP ne peut vivre et avancer que dans une période révolutionnaire. Car bien que dans les années 70 la conscience de classe était forte elle n’a pas suffit

à dépasser l’expérience, c’est à dire l’auto-organisation des ouvrierEs de LIP, la suppression de la hiérarchie des salaires etc..Et enfin de compte ont du accepter de remettre leur avenir dans les mains d’un patron.

Avec LIP nous avons pu ressentir ce que serait une vie sans contraintes forcées, sans chefs et sans hiérarchie. Contrairement à ce que certains avancent, ce mode d’organisation est, non seulement possible, mais n’amène pas le chaos, car la prise de conscience collective amène une discipline consentie qui est à l’antithèse de celle imposée par la trique et les galons.

Le reste des journées de formation tourna autour de cette idée de contre-société, chacun apportant son expérience et sa vision.

Les journées vont continuer dans cette idée d’élaborer un devenir commun, marqué par la pluralité et le désir d’en finir avec ce monde à l’antithèse de l’humanité.

Prochaine journée dans deux mois! N’hésitez pas à venir y participer et à nous proposer de nouveaux sujets de réflexion. LIBERTAT a soif de nouveautés et d’expériences!

 

 

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