Archives de la catégorie ‘actualitats lengadocianas’

http://unionantifascistetoulousaine.wordpress.com/

Le collectif unitaire “pas de bloc identitaire à toulouse” organise une grande manifestation unitaire le 9 Juin à 11H place du Capitole pour dénoncer la présence du bloc identitaire à toulouse et exiger l’interdiction de leurs activités racistes et fascistes.

Voici l’affiche ainsi que le tract pour cette manifestation

Venez nombreux et nombreuses !

Tous et toutes uni-e-s contre le Bloc identitaire ! Qu’il dégage !

 

A propos d’une présence éventuelle d’individus ayant une « vision » très particulière de l’Occitanie…

Le communiqué parle de lui même, et nous pouvons que soutenir l’ensemble de ce propos:


La Coordination «Per la lenga occitana», organisatrice de la manifestation Anem Oc ! du 31 mars 2012 à Toulouse, tient à rappeler par ce communiqué les valeurs essentielles de tolérance et d’ouverture au monde auxquelles la culture occitane est et a toujours été attachée.

 

   Il est par conséquent clair et évident que le mouvement associatif et culturel occitan dans son ensemble ne saurait tolérer lors de cette manifestation la présence de personnes ou de groupes revendiquant et affichant une vision xénophobe de l’Occitanie.

 

   Afin de lever toute ambiguïté, la défense de la langue et de la culture occitanes ne peut en aucun cas être assimilée aux tentatives de récupération de ces thématiques par des groupes prônant une idéologie raciste et fasciste et qui, en utilisant les symboles associés à l’Occitanie, espèrent ainsi offrir une vitrine plus attirante à leur vieille lubie : le repli sur soi, la haine de l’autre, le bouc émissaire immigré, la supériorité prétendue d’une Europe blanche qui serait en danger…

 

   L’Occitanie, ouverte, colorée, multiple, reste fière des valeurs qui font sa devise et son identité depuis plus de 800 ans : « Paratge e convivéncia* » !

(*égalité/fraternité et vivre ensemble).

 

Alerte Disparition programmée d’un lieu chargé d’Histoire et de Mémoires

Le projet du Mémorial du camp de Rivesaltes connaît ces jours-ci des transformations (transfert du projet à la région, dissolution du bureau perpignanais….) dont nous sommes incapables à l’heure actuelle de mesurer les conséquences.

Il y a peu, l’armée a réquisitionné deux îlots emblématiques de l’histoire de ce camp pour servir d’entraînement à la guérilla urbaine. Cela signifie la destruction rapide de vestiges inestimables pour le patrimoine mémoriel : voie de chemin de fer qui a servi en 1942, à l’acheminement de convois juifs vers les camps d’extermination ; baraques à l’exemple de la K 12 où ont œuvré des témoins importants comme l’infirmière suisse Friedel Bohny-Reiter.

Ces îlots ont été au cœur de l’internement de certaines populations : les républicains espagnols, les juifs et les tziganes. A partir de 1962, ils ont fait partie du vaste espace qu’ont occupé les harkis. Demain, ces ilôts seront un lieu d’entraînement militaire avec toutes les conséquences que l’on imagine pour ce patrimoine.

Face à cette destruction programmée, nous tirons une sonnette d’alarme et nous invitons toutes les personnes qui se sentent concernées par ce scandale, à protester vivement auprès des pouvoirs publics (conseils général, régional, armée,etc.)

L’association « Trajectoires »

(Association née en 2007 autour de la préservation de la mémoire du camp de Rivesaltes ; nous recueillons des témoignages et organisons des actions culturelles afin qu’on ne l’oublie pas)

Le 5 juillet dernier, une dizaine de personnes ont pénétré dans les locaux de la Protection judiciaire de la jeunesse, à Labège, pour manifester contre l’incarcération des mineurs. En dépit du fait que, au dire même du procureur, l’action menée « n’a finalement fait que peu de dégâts », la répression s’exerce aujourd’hui de façon brutale et arbitraire.

(suite…)

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TOT LO PODER AL PÒBLE!

 

-Libertat! e amics organizarrn cada dimecres un repais popular (a gratis) a l’universitat del Miralh. L’idèa es de s’organizar per far viure l’universitat politicament e culturalament.  Amb aquela organisacion volèm tornar occupar aquel lòc on lo capitalisme ganha cada jorn mas de terrenh. Alavetz ajudatz-nos a bastir l’avièner sens capitalisme ni opression! Vienetz partajar un repeish a gratis amb jòia e esperit de resisténcia!

-Libertat! et amis organiseront chaque mercredi un repas populaire (gratuit) à l’université du Mirail. L’idée est de s’organiser pour faire vivre l’université politiquement et culturellement. Avec cette organisation nous voulons ré-occuper ce lieu où lo capitalisme gagne chaque jour plus de terrain. Alors aidez-nous à bâtir l’avenir sans capitalisme ni oppression! Venez partager un repas gratuit avec joie et esprit de résistance!

TOT LO PODER AL PÒPLE!

12h30 davant lo fogal de lètras

12h30 devant le foyer de lettres

Comunicat de l’UAT (Union Antifascista Tolosenca)

Concert et attaque de facho : encore un week-end où le groupuscule des Jeunesses Identitaires (JI) toulousaine a cru s’imposer à Toulouse, une ville qui, sans prétention, croit lui appartenir [1].

En effet, ce groupe d’extrême droite radicale est la section toulousaine de Nòstra Revòlta, l’organe jeune du Bloc Identitaire (BI) en Midi-Pyrénées. Nous retiendrons les méfaits du BI les plus médiatiques, à savoir la distribution discriminatoire de soupe au cochon aux SDF (longtemps attribuée au FN) ainsi que les apéros saucisson/pinard de juin et septembre 2010. Le Bloc Identitaire est né des cendres d’Unité Radicale, dissout par décret en 2002 suite à l’attentat raté contre Jacques Chirac perpétré par Maxime Brunerie, membre d’Unité Radicale.

Les JI toulousains ont donc invité à Toulouse un groupe de musique parisien pour jouer Samedi 17 Septembre 2011. Le groupe Hôtel Stella la fanfare du Projet Apache (JI parisien) [2].

L’Union Antifasciste Toulousaine ne pouvait pas laisser se produire un évènement public de ce genre. Les JI ont donc réservé un établissement du quartier Saint-Michel omettant de préciser la nature nauséabonde de l’événement. Une fois l’établissement prévenu le concert a été annulé et le bar fermé pour la soirée. Mais les JI, fidèles à leurs agaçantes habitudes, n’en restèrent pas là [3].

En effet, le soir même se tenait une soirée organisée dans un bar d’Arnaud Bernard par le collectif trans-pédé-bi-gouines Insurrection du désir [4].

Peu avant 3 heures du matin, alors que le bar procédait à sa fermeture et qu’il ne restait que quelques participants, un groupe fit son apparition. L’allure, la démarche et pour certains le look bonehead (skinhead néo-nazis) ne laissèrent aucun doute : « les fachos attaquent ! »

Une vingtaine de fascistes des jeunesses identitaires (leurs t-shirts étant là pour le rappeler) arrivèrent, quasiment tous armés de matraques télescopiques et d’aérosol lacrymogènes, vociférant leurs slogans racistes et joignant le geste à la parole. La réaction ne se fit pas attendre et dispersa promptement le groupe identitaire.

Une question demeure : qu’elle était la cible des fachos? Les « arabes » d’Arnaud Bernard ? Les pédés et gouines de la soirée ? On ne le saura sans doute jamais, mais ce qui est certains c’est que tous firent face aux fachos pour leur signifier qu’à Arnaud Bernard comme dans tout Toulouse et partout  ailleurs, l’extrême droite et le fascisme n’ont pas leur place !

Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos !

[1] Nous reviendrons bientôt sur l’agitation des JI toulousains, section récréée fin 2009 et qui depuis quelques temps multiplie les actions, les tags, les dégradations, les agressions avec comme dénominateurs communs, le racisme et une haine viscérale des milieux progressistes (militants de gauche).

[2] On notera que la plupart de ses membres sont des habitués de la tribune boulogne du PSG connue pour ses débordements, ses violences et son apologie du fascisme.

[3] Ils auraient certainement fait de même si leur concert s’était tenu. On peut même s’avancer en indiquant que cela aurait entraîné des répercutions plus importantes. En effet un bon nombre d’éléments de l’extrême droite radicale locale se seraient retrouvés à ce concert, des boneheads aux hooligans du TFC et autres extrémistes racistes freelance. On aurait peine à croire que les participants soient retournés gentiment à la maison sans penser à « ratonner » en ville.

[4] Le thème de la soirée était les mouvements homosexuels révolutionnaires des années 1970. Une soirée ponctuée d’une projection d’un documentaire La Révolution du désir (2007) (bande annonce ici) poursuivi d’un débat pour finir avec un sound system haut en couleur.

http://unionantifascistetoulousaine.wordpress.com/

Publié: 07/06/2011 dans actualitats lengadocianas, Libertat

VAQUI LO SITI!

VOICI LE SITE!

www.festenalmontcuc.org

ALORS TOUS ET TOUTES ENSEMBLES A MONTCUQ !

ALARA TOTS E TOTAS AMASSAS A MONTCUQ !

Nous avons appris avec dégoût que les Identitaires avaient défilé à Toulouse, vendredi dernier, drapeaux Occitans au vent. Au passage ils en profitèrent pour attaquer le campement de « democracia real, ya ! » au Capitole. Le lendemain ils remettaient le couvert en attaquant le local de la CNT et un concert militant dans la soirée. Malgré des affrontements violents, nous nous félicitons que les antifas ont réussi à les repousser du concert.
Mais ce n’est pas une victoire en ces temps troublés.
Surfant sur la montée du fascisme partout en Europe l’extrême-droite se sent pousser des ailes. Il est logique qu’en période de crise générale du capitalisme, le fascisme se développe ; il est beaucoup plus inquiétant de voir que les forces révolutionnaires peinent, elles, à trouver de nouvelles voies. Les fascistes surfent sur la misère économique et sociale, mais aussi sur un vide culturel et politique consternant.
Nous autres à LIBERTAT! ne pouvons pas tolérer que des fascistes s’accaparent le drapeau Occitan ou même l’idée occitane. Ils veulent nous faire croire que la vision est occitane et local alors qu’ils sont les pires des nationalistes français. Nous le répétons haut et fort : l’Occitània est une terre du NORD de la Méditerranée et pas du SUD de l’Europe. Leur Occitanisme de façade prend fin quand nous voyons leur tag appelant notre terre le « midi », alors que ce terme a été imposé au XIXème siècle par l’État français pour supprimer tout risque de sentiment Occitan. Car on est toujours le midi de quelque chose ; en l’occurrence, ici c’est bien de Paris qu’il s’agit. Nous passerions beaucoup trop de temps à leur expliquer que la culture Occitane est métissée dans son essence comme la plus part des cultures, d’ailleurs. Leur délire Viking, Païen, runique est à mille lieu de la civilisation Occitano-romane. Nous autres voyons l’Occitanie comme un espace de lutte où nous devons tenter de nouvelles expériences révolutionnaires et pas un fantasme de pseudo-chevalier Cathare résistant. Surtout que les Cathares résistaient aux envahisseurs Français et Catholique, mais l’extrême droite n’a pas peur des raccourcis.
Nous pensions Tolosa protégée de ce fléau, le réveil est difficile, l’extrême droite entend réoccuper la ville rose.
Nous ne la laisserons pas faire!!
Il est évident que nous devons aussi réfléchir à quel antifascisme nous devons porter en direction de la population. Car pour nous ce n’est pas tant un problème de fascisme mais plutôt de manque de projet à proposer aux classes populaires. Quels instruments mettons- nous en place maintenant pour avancer vers notre émancipation, quelles formes doit prendre notre action. Nous avons déjà commencé à réfléchir et à mettre en place quelques instruments, mais cela reste bien insuffisant. Garder une posture seulement antifasciste c’est nous enfermer dans un carcan, celui de la social démocratie, qui elle aussi est antifasciste. L’extrême droite a compris Gramsci, quand il parle d’hégémonie culturelle, car son but est d’arriver à faire pénétrer durablement leurs idées dans la société. Ces attaques sont donc l’occasion d’enclencher un débat sur Tolosa notamment au niveau de la question Occitane. Les forces révolutionnaires ne peuvent pas continuer longtemps à éviter un fait social qui devient de plus en plus populaire et qui ne peut que s’étendre à divers secteurs de la société. Les fascistes l’ont compris, le Mouvement révolutionnaire le comprendra-t-il? Nous avions participé à l’organisation d’une manifestation antifasciste l’an dernier sur Tolosa, dans l’idée de sortir de la manif imposée par les facho à Paris le 9 mai. Dans l’esprit anti-centraliste, Tolosa n’a pas besoin de Paris pour exister, notre révolte et soif de changement non plus.
LIBERTAT-section Tolosa espère qu’un débat de fond sera enclenché entre les forces révolutionnaires sur Tolosa et dans toute l’Occitanie. Il est urgent de faire face aux fascistes et de construire l’alternative au capitalisme. Nous tenons à participer à toute organisation allant dans ce sens.

TOLOSA TOTJORN ANTIFASCISTA!!
OCCITÀNIA TÈRRA DE MESCLANHA!!